
ACTUALITES
La Politique Etrangère:
Depuis que le Président Bouteflika est à la tête de l’Algérie, cette dernière est désormais définitivement sortie de l’isolement international dans lequel elle était confinée en raison de la crise des années quatre vingt dix pour revenir occuper une position d’importance absolue sur la scène internationale. Les axes fondamentaux de sa politique étrangère consistent en ses rapports avec l’Union Européenne et les Etats-Unis, la politique africaine à travers la construction de l’Union Africaine, l’instrument du NEPAD pour le développement du continent et sa relation avec le Monde Arabe.
Les Relations Euro Méditerranéennes:
L’entrée en vigueur, fin 2005, de l’Accord d’Association avec l’Union Européenne constitue la ligne d’arrivée d’un long parcours pour se rapprocher de l’Europe, resté figé pendant longtemps en raison de la grave crise qui régna au Pays dans les années 90. Au-delà de ses contenus économiques, d’importance confirmée pour le processus de libéralisation et de modernisation du système productif algérien, l’Accord en question place l’Algérie au même titre que ses voisins marocains et tunisiens qui ont, depuis longtemps, conclu des accords analogues avec l’Union. D’une importance non secondaire, vu les implications à caractère géostratégique et le rôle des forces armées algériennes dans le processus d’ouverture et de démocratisation, figurent également les rapports continus et approffondis avec l’OTAN.
En faisant seulement partie du Dialogue Méditerranéen de l’Alliance depuis mars 2000, l’Algérie s’est rapidement et résolument engagée dans des activités de coopération prévues par l’initiative, devenant très vite l’un des membres les plus engagés du dialogue.
La France:
Ses rapports avec la France ont été marqués ces dernières années par une évolution continue et positive qui cependant, parallèlement à l’amélioration de la situation sécuritaire du pays, semble vouloir rétablir l’antique canal de communication privilégié avec Alger, couronné par la visite d’Etat d’un président français en Algérie pour la première fois depuis les accords d’Evian.
La visite du Président Chirac a définitivement marqué la refondation des rapports entre l’Algérie et la France, hissant à un très haut niveau les relations entre les deux pays. Le moment le plus important de la visite du président Chirac à Alger a été la signature d’une déclaration solennelle, dite «La Déclaration d’Alger», par laquelle les deux Présidents s’engagaient à poursuivre un dialogue politique permanent. Le processus de rapprochement des deux pays s’est finalement couronné par le Traité d’Amitié, de Coopération et de Bon Voisinage, à ce jour en phase de négociation.
Les Etats unis:
Depuis les années 90, la stabilité de la région du Maghreb a commencé à faire partie des intérêts « stratégiques » des Etats-Unis en Méditerranée. Bien qu’ils aient souvent démontré un penchant plus fort envers leur plus vieil allié marocain, il n'en demeure pas moins que les américains considèrent que la stabilité de l’Algérie, vu certaines dimensions géographiques et le poids politique, un facteur fondamental de sécurité dans la région méditerranéenne. Juste après les attentats de New York et de Washington, les Etats-Unis entendent spécialement confier à l’Algérie la fonction de guide des Pays de l’Afrique, non pas pour l’expérience douloureusement acquise à son détriment ces dix dernières années, mais pour le rôle inspirateur et de stimulateur qu'elle a su " décrocher de nouveau " sur le continent.
Les Relations avec le Maroc et la Politique d’Intégration Maghrébine:
Ces dernières années, une volonté politique résolue des deux pays s'est ressentie afin de parvenir à une dynamisation des relations bilatérales qui souffraient, malheureusement depuis longtemps, de l’influence négative de l’irrésolue question du Sahara Occidental.
L’Algérie confère un caractère prioritaire à ses relations avec le Maroc:
L’Algérie et le Maroc sont en effet considérées comme les deux locomotives du processus d’unification maghrébine vus telle une nécessité imposée, par rapport à l’évolution du cadre international et par rapport à l’opportunité de négocier avec l’Union Européenne, en tant que bloc compact, la création d’une région commune en Méditerranée dans le cadre du Processus de Barcelone.
L’Algérie est pour cela fortement engagée dans le Processus de résolution des controverses qu'elle a avec le Maroc et dans celui de la relance de l’UMA, poursuivis à travers l’adoption d’une stratégie dite de "des petits pas", qui prévoit une avancée dans chaque secteur, là où il est possible de faire procéder le processus de rapprochement des pays maghrébins.
Les Rapports avec les Pays du Moyen Orient:
L’un des éléments dominants de la politique étrangère de l’Algérie réside dans ses rapports avec les Pays Arabes du Moyen Orient et de la Péninsule arabique. L’activisme à leur égard reflète l’exigence du Président à relancer les rrelations avec une région politico – stratégique, que lui-même connaît à fond, pour y avoir vécu de longues années au cours de son exil, et qui pourrait contribuer énormément à augmenter les flux d’investissements étrangers dans le pays. Les échanges de visites de haut niveau survenues dans les dernières années sont le témoignage de ce processus de rapprochement qui a porté, entre autres, à la conclusion de divers accords de coopération, notamment avec le Kuwait et les Emirats Arabes Unis.
La position de l’Algérie vis à vis du conflit israélo – palestinien est claire. Loin du théâtre de la crise et peu influente sur ses éventuels développements, l’Algérie soutien le principe d'’évacuer intégralement les territoires occupés et créer l’Etat palestinien avec Jérusalem pour Capitale. Lors de contacts officiels avec ses interlocuteurs politiques européens ou américains, Alger s’est montrée sensiblement modérée en sollicitant à chaque occasion l’intensification des efforts pour atteindre une paix durable.
La projection africaine:
La politique de l’Algérie à l’égard de l’Afrique et de l’OUA, dont elle a assuré la présidence de juillet 1999 à juillet 2000, est caractérisée par une forte projection étrangère. Inaugurée par un sommet qui a enregistré un franc succès, vu le nombre important de Chefs d’Etat et de Gouvernement qui y ont participé ainsi que les résultats concret obtenus, la Présidence de l’Organisation Africaine a permis au Gouvernement Algérien d’être représenté au premier plan sur la scène internationale et requalifier l’image étrangère du pays, souillée par les années de terrorisme. Les éléments qualifiant une telle politique sont la signature de la paix entre l’Ethiopie et l’Erythtrée en décembre 2000, en présence de la Secrétaire d’Etat Américaine Albright et du Représentant de l’Union Européenne, le Sénateur Rino Serri et plus récemment, la co sponsorisation de la Nouvelle Initiative Africaine avec le Nigeria et l’Afrique du Sud .
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