
Coopération économique – Cadre général
A partir du second semestre 2002, le Gabon a entrepris une politique de redressement de sa situation économique, détériorée suite au déclin de la production pétrolière et aggravée par une lourde dette extérieure, à travers l’adoption de mesures de renforcement des finances publiques et de réformes structurelles destinées à la relance des secteurs non pétroliers de l’économie.
Afin de soutenir le programme économique du Gouvernement, le 28 mai 2004, le FMI a accordé au Gabon un prêt stand-by (SBA) d’environ 102 millions de dollars. L’accord en question, d’une durée de 14 mois, a permis au Gabon de souscrire à un accord de rééchelonnement de sa dette avec le Club de Paris.
Le SBA a été conclu en juin 2005 avec l’appréciation du Fonds pour les résultats obtenus en termes de stabilité macroéconomique, mais aussi avec l’encouragement à continuer sur la voie de la réalisation des réformes prévues, en particulier dans le cadre de la gouvernance et de la transparence. L’exécution satisfaisante de l’entente conclue avec le FMI devrait permettre au Gabon de souscrire à un programme triennal avec le Fonds Monétaire International.
Le pétrole est la principale ressource du Pays et, durant ces deux dernières années, il a représenté 75% des exportations. Les autres matières premières exportées sont le bois, sous forme de troncs ou transformé (8% des exportations) et le manganèse (5%).
Les derniers chiffres sur la production pétrolière indiquent que celle-ci est en légère augmentation grâce aux investissements effectués dans le cadre de l’amélioration des techniques d’extraction (13,55 millions de tonnes en 2004 contre 13,5 millions en 2003) et ils montrent que le secteur minier, en particulier les activités liées à l’extraction du manganèse et l’industrie de la transformation du bois se sont maintenus à un niveau élevé ; les secteurs du batiment, de la production d’énergie électrique et de la production de ciment ont subi une accélération grâce à la reprise des financements publics et au paiement d’une part importante de la dette due par l’Etat aux entreprises privées.
En ce qui concerne la présence au Gabon d'entrepreneurs italiens, suite à l’arrêt, en 2003, des activités de l’ENI, le principal secteur dans lequel opèrent les entreprises italiennes est celui du bois, suivi du secteur commercial et du batiment.
Les produits italiens sont très appréciés sur le marché local. Les produits les plus prisés sont : appareillages mécaniques et électriques ( groupes électrogènes, machines destinées à la transformation du bois, petits appareils pour la transformation des fruits et légumes), produits alimentaires, produits pour le secteur du batiment (sanitaires, carreaux), électroménagers. Les vêtements et les chaussures sont importés par voie informelle.
L’amélioration du climat des affaires et le lancement d’une politique de diversification de l’économie ouvrent incontestablement un rayon d’opportunités à l’investissement italien, compte tenu évidemment de la part de risque qui existe, mais qui est toutefois plus limité par rapport aux autres pays de la région.
En dehors de la prochaine privatisation de Gabon Télécom et la restructuration des Postes Gabonaises, il n’existe pas de secteur à haut contenu technologique pour une éventuelle coopération commerciale et industrielle. En considérant que tout est à construire, il faut signaler les potentialités offertes dans la perspective de la recherche médicale et pharmacologique par la richesse et la variété du patrimoine naturel du pays.
La SACE (Société d'Assurance du Commerce Extérieur) a récemment classé le Gabon à la 6°catégorie par rapport au niveau de risque et dans la catégorie B d’ouverture d’assurance avec restrictions.
RAPPORT ECONOMIQUE
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