
Fiche Pays
Cadre économique d'ensemble
Les taux de croissance économique ont recommencé à augmenter dès le dernier trimestre 2003, une révision à la hausse des perspectives de croissance économique pour 2004 semble toutefois réaliste (comme l'a récemment annoncée le Bureau de Statistique luxembourgeois STATEC). Ces perspectives laissent entrevoir un taux de croissance du PIB compris dans une fourchette de 3,7% à 4,3%. Selon les données actuellement en possession de la Banque Centrale luxembourgeoise (BCL), le commerce international et, en particulier, la demande internationale vers le Luxembourg, devraient subir une flexion plutôt marginale, ce qui laisse pressentir, selon la BCL, une consolidation de la croissance économique autour de 4% pour 2005 et probablement à peine en dessous de ce seuil pour 2006.
En outre, les derniers relevés statistiques relatifs à l'activité de l'industrie luxembourgeoise confirment les résultats positifs notés au cours des premiers mois de l'année. Selon ces données, durant les neuf premiers mois de 2004, la production industrielle devrait augmenter de 7,8% comparée à la même période de l'année précédente. De plus, dès le début de l’année, les enquêtes de conjoncture ont montré une augmentation progressive de l'indice de confiance des entrepreneurs, allant jusqu’à s'approcher des niveaux atteints dans les années 1998-2001. Cet indice s’est cependant légèrement détérioré durant les mois d'octobre et novembre, probablement à cause de la hausse des prix des produits pétroliers.
Le taux de chômage moyen des dix premiers mois de 2004 a atteint 4,2%, par rapport au 3,7% pour la même période en 2003. La BCL reste pourtant préoccupée car malgré la reprise économique entamée en 2002 et l'accélération de la croissance occupationnelle intervenue à partir de février 2004, le chômage au Luxembourg ne diminue pas. Selon la Banque Centrale, en 2005 comme en 2006, le taux de chômage devrait se stabiliser autour des mêmes valeurs que l’année 2004 c’est-à-dire 4,3-4,2%.
Concernant l'indice des prix à la consommation, il est à noter une graduelle mais continue augmentation du taux d'inflation, qui par rapport à la base annuelle a atteint les 2,2% en décembre 2004. Toujours selon la Banque Centrale, et contrairement aux prévisions de printemps faisant part d’une légère diminution pour 2005, l'inflation au Grand-Duché de Luxembourg devrait continuer à se maintenir au-dessus des 2% même en 2005, pour ensuite probablement baisser sous ce seuil seulement à partir de 2006. Ce qui impliquera automatiquement une augmentation des coûts salariaux, vu l'indexation de ces derniers. L'augmentation excessive des coûts salariaux se traduirait par une perte automatique de compétitivité de l'économie luxembourgeoise.
L'édition 2005 de l' "Index of Economic Freedom" place le Luxembourg à la première place des pays européens et à la troisième place au niveau mondial en ce qui concerne la classification de l'ouverture et du caractère libéral de son économie. En se plaçant juste derrière Hong Kong et Singapour, le rapport fait remarquer que, bien qu’étant le plus petit pays de l'Union européenne, le Grand-Duché possède le PIB par habitant le plus élevé au monde. De plus, le rapport souligne la grande ouverture du Grand-Duché aux investissements étrangers. Les entreprises étrangères qui s'installent au Luxembourg bénéficient, en effet, d’un traitement identique aux entreprises locales.
Quasiment les deux tiers des investissements directs étrangers proviennent du secteur bancaire, qui à lui seul contribue à environ un tiers du PIB du Grand-Duché. Le rapport fait aussi remarquer qu'aucune restriction n’est prévue en matière de transactions de capitaux, transferts courants, achat immobilier ou accès à des devises étrangères. Un autre aspect, non moins négligeable dans l’évaluation de l'indice de liberté économique, concerne le haut niveau de compétitivité atteint dans le secteur bancaire luxembourgeois.
Rapports économiques bilatéraux
D’après les relevés statistiques du commerce extérieur du Luxembourg et, plus particulièrement, concernant les échanges avec l'Italie, il résulte que la balance commerciale du Grand-Duché a un solde actif très marqué avec notre Pays. Il faut cependant constater que ces données ne tiennent pas compte des flux réels des importations et des exportations de et vers notre Pays ; les mouvements de marchandises en provenance d’Italie vers le Luxembourg par des importateurs de pays limitrophes (Belgique, Allemagne, France) ne sont pas pris en considération. Le même phénomène se produit pour les exportations.
Durant la période janvier-septembre 2004, les exportations luxembourgeoises se sont élevées à 458,03 millions d'euro (+ 15,29% par rapport à la même période en 2003), alors que les importations ont atteint 258,38 millions d'euro (+ 19,61 %), avec un solde négatif pour l'Italie de 199,65 millions d'euro.
Notre Pays confirme sa position de sixième fournisseur du Grand-Duché, avec un taux de 2,4% sur le total des importations du Luxembourg.
Il est intéressant de remarquer que, tout en étant restées sur des chiffres modestes par rapport aux autres pays européens, les exportations italiennes ont enregistré en valeur, des accroissements considérables (+ 19,61 %), inférieurs seulement à ceux des Etats-Unis (+ 107,63 %), de la Suisse (+ 42,84 %) et du Japon (+ 36,01 %). L’Italie est le quatrième acheteur de produits luxembourgeois avec 458,03 millions d'euro, pour les neuf premiers mois de 2004 (6,4% des exportations du Luxembourg) après l’Allemagne, la France et la Belgique. Notre Pays précède les Pays Bas, l'Espagne, les Etats-Unis et l'Autriche au classement des principaux importateurs de produits luxembourgeois.
Les données des échanges de marchandises durant les neuf premiers mois de 2004 mettent en évidence que les principaux produits italiens importés au Luxembourg ont été les suivants : véhicules automobiles (+ 109,8%), chaudières, machines et appareils mécaniques (+ 58,6%), papiers et cartons, travaux en pâte de cellulose (+ 27,7%), etc.
L'Italie est aussi présente dans l'économie luxembourgeoise avec de nombreuses sociétés œuvrant dans le secteur de l’activité industrielle et commerciale – outre les 15 instituts de crédit filiales des plus importantes banques italiennes.
Les activités industrielles se diversifient en plusieurs secteurs : composantes électriques et mécaniques, alimentation, revêtements en gomme, matériels d'emballage, fourgons et containers réfrigérés. Deux sociétés tiennent la tête en terme de présence italienne au Luxembourg :
• Ferrero International S.A. qui, bien qu’ayant délocalisée sa société à la frontière belge, possède au Luxembourg les bureaux de sa Direction. Cette société, la deuxième en terme d’importance après celle d’Alba, est dotée d’installations électroniques des plus modernes et exporte ses produits dans toute l'Europe ;
• Mondo Luxembourg, filiale luxembourgeoise d'une société qui possède des établissements délocalisés dans le monde entier pour la production de matériels sportifs en caoutchouc, principalement des revêtements pour pistes de courses. Elle a préparé le dallage de la " Coque ", grand centre multifonctionnel sportif, culturel, associatif, inauguré l'année passée, qui accueille des installations olympiques pour de nombreuses activités sportives.
Les potentiels d'investissement
Le marché du petit Grand-Duché présente des caractéristiques singulières dont il faut tenir compte lors du choix des secteurs sur lesquels il faudrait de façon plus poussée ciblés les interventions promotionnelles. La réceptivité de ce petit, dont le marché est plus que significatif, est élevée principalement à cause de trois facteurs :
• le Luxembourg a le revenu par habitant le plus élevé au niveau européen et atteint le double de celui des pays de l’OCDE ;
• une tranche importante de sa population est représentée par des ressortissants étrangers employés dans les institutions européennes et internationales et dans le secteur bancaire et financier ;
• le Pays est une des plus importantes places financières d'Europe, siège de sociétés et de holding multinationales, de grandes sociétés d'investissements et d’intermédiaires financiers.
Le Luxembourg importe des biens de consommation de haute qualité, avec des flux annuels en constante hausse, qui ont révélé des accroissements moyens d’environ 10% pour ces quatre dernières années.
La Chambre de Commerce italo-luxembourgeoise
La réalisation de manifestations et d'initiatives commerciales de cette Ambassade est effectuée, depuis plusieurs années, en étroite collaboration avec l’ICE et surtout avec la Chambre de commerce italo-luxembourgeoise (CCIL). Dirigée – dans un esprit gestionnaire et avec de fortes capacités propositionnelles – par une équipe de personnes extrêmement qualifiées, la Chambre réalise d’importantes initiatives, qu'il est possible de découvrir en visitant son site internet : www.ccil.lu
Mentions légales
|
credits | F.A.Q.