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CADRE MACRO-ECONOMIQUE


Evolution conjoncturelle


1 – La petite, mais ouverte, économie du Luxembourg est très sensible aux rythmes et au développement de l'Europe, ainsi qu’à l'évolution des prix du pétrole ; de tels phénomènes, comme par le passé, ont influencé les activités économiques et financières du pays en 2007.

L’évolution de la conjoncture du Luxembourg dépend essentiellement des développements de l'économie internationale et du commerce extérieur et ainsi les exportations sont fortement liées à l’évolution de la demande internationale et de la consommation. Quant aux importations, la pénétration du marché national par les produits étrangers est structurellement plus forte au Luxembourg par rapport aux pays limitrophes.

Le rapport mensuel conjoncturel de la Banque Centrale du Luxembourg de décembre 2007, dont les données ne sont pas encore définitives (le Rapport final 2007 n’a pas encore été publié), affirme que malgré une croissance économique qui s’est accentuée au cours du premier semestre de l’année par rapport à la même période de 2006 (+6,2%) justifiant une hausse des projections de développement de l'économie, ne permet pas de faire des projections de la variation annuelle supérieures à 4,7- 5,3% pour 2007 et à 3,8 – 4,8% pour 2008.

Les services financiers continuent de donner la contribution majeure à la croissance, mais également l’industrie, la construction et le secteur commercial ont montré des signes d’amélioration considérables.


1.2 – Début 2007, les indicateurs conjoncturels présentaient un budget légèrement moins favorable que celui de l'année précédente. De janvier à août, la croissance de la production, en valeur et en volume, a été inférieure à la moyenne de 2006. De plus, et avec des changements par rapport à 2006, l'augmentation a largement dépendu de la croissance des prix, alors que la croissance de la production par jour travaillé a baissé de 2,1% en 2006 à 1,5% en 2007, avec un niveau considérablement inférieur à la croissance moyenne de la zone Euro.

La distribution par secteurs par jour travaillé indique une évolution très hétérogène dans les différents volets de production : si d'un côté la reprise des investissements par les entreprises a fait augmenter la production de biens d'investissement de plus de 10%, la croissance de la demande mondiale durant la première partie de l'année a également fait progresser fortement le secteur des biens intermédiaires qui, bien qu’ayant montrer une décélération dans la croissance, a enregistré un taux d'augmentation supérieure à 4%. Par contre, dans les secteurs de l'énergie et des biens à la consommation, des évolutions beaucoup moins favorables ont été observées, avec des diminutions de volume d'activité, respectivement de 12,3% et de 6,8%.

Dans l’ensemble, de la seconde moitié de 2006 et durant tout 2007, l'évolution de l'activité économique dans l'industrie a été inférieure à ce que laissaient préfigurer les sondages réalisés périodiquement par l’Institut national de Statistique (STATEC) analysée par la Banque centrale. Les indicateurs de confiance relevés mensuellement ont rejoint le point maximum en février 2007, alors que successivement les entreprises ont légèrement réduit leur optimisme, pour un évident réflexe dû aux informations provenant des marchés financiers. Toutefois, en fin d’année, on enregistre des indicateurs du taux de confiance supérieurs à la moyenne historique.


1.3 – L’évolution favorable de l'activité commerciale s’est poursuivie au cours de 2006 et durant les premiers mois de 2007, même si à des rythmes moins soutenus. Début 2007, le ralentissement des ventes dans le commerce a indiqué un changement de tendance et le chiffre d’affaires dans le secteur hôtelier et des nouvelles immatriculations automobiles a enregistré une baisse de plus de 3% au cours des 9 premiers mois de l’année. De tels résultats montrent un comportement d'attente de la part des consommateurs, peu encourageant en considération des macroéconomies de base.

Cependant la croissance des dégrés d’emplois et la dynamique des salaires est meilleure que prévue, et les indicateurs de confiance des consommateurs sont considérés par la Banque centrale comme un signe favorable.

On compte également sur l’effet bénéfique du secteur de la restauration et de l’industrie hôtelière amorcé grâce aux manifestations organisées dans le cadre des initiatives « Luxembourg et Grand-Région : Capital européenne de la culture 2007 ».

Les secteurs des transports, des activités informatiques et des services aux entreprises dépendent largement de l'industrie et du secteur, le plus important au Luxembourg, des services financiers. La tendance au ralentissement de la croissance dans ces deux secteurs, analogue à celle concernant le commerce, durant la première moitié de l’année, est un signe préoccupant. Plus particulièrement le secteur des transports (routier, fluvial et aérien), ainsi que celui des services auxiliaires, ont montré eux aussi un ralentissement en début d’année, sur la base des données jusqu’ici disponibles. Il est prévu que la dynamique de croissance des services aux entreprises se stabilisera au même niveau que les années précédentes, alors que seules les activités informatiques devraient enregistrer une nette croissance.


1.4 – Les activités bancaires et financières, secteur fondamental de l'économie luxembourgeoise, avec plus de 25.827 employés, ont enregistré un fort développement, surtout concernant les rapports avec la clientèle privée et les fonds d'investissement. Au Luxembourg oeuvrent 157 banques et 100 autres institutions financières. Sur la base des données publiées par la Banque centrale, la somme des budgets provisoires des banques et autres institutions financières s’élève à 1.122 milliards d’euro au 31 juillet 2007, contre 1.109 milliards d’ euro au 31 juillet 2006. Le montant de leurs profits, au 30 juin 2007, s’élève à 3.166 millions d’euro, une augmentation de 9,7% par rapport à la même période de 2006. Les instituts de crédit ont réalisé une forte augmentation des entrées pour les commissions bancaires (+ 25% au cours du premier semestre).


1.5 - La dernière estimation des comptes nationaux annuels publiée en octobre 2007 révèle une consolidation de la croissance annuelle de l’économie de 6,1% en 2006 par rapport à 5,0% en 2005, enregistrant la meilleure performance depuis 2000 (8,4%).


1.6 – L’augmentation annuelle des prix à la consommation (IPCN) a fluctué autour de 2% au début de l’année jusqu’à 2,9% en octobre et à 3,2% en novembre 2007. Cette accélération du rythme annuel de croissance de l’indice d'inflation est essentiellement liée à l'action conjointe d’une augmentation du taux annuel des prix des produits pétroliers et du récent renchérissement des produits alimentaires. L’indice d’inflation en fin d’année a été de 2,3%, avec une prévision de croissance pour 2008 de 2,9%.


1.7 – D’après les dernières informations disponibles, la situation du marché du travail s’est révélée particulièrement dynamique au cours de 2007 avec un rythme de croissance de l’ordre de 5%, alors que le taux de chômage corrigé des variations saisonnières a tourné autour de 4,4%.

D’après les chiffres de la comptabilité nationale, cette solide progression du taux d’emploi trouve essentiellement son origine dans le secteur immobilier, des locations et des services aux entreprises, qui occupent environ un tiers de la croissance annuelle, et dans le secteur financier, qui contribue à environ un quart de la croissance globale.


1.8 – L’indice sur la propension à la dépense des consommateurs, observé par la Banque Centrale durant les premiers sept mois de 2007, s’était amélioré par rapport à 2006, en renversant la tendance négative entamée en 2005. Cependant, au mois de settembre, il a enregistré une baisse qui l’a fait retourner au niveau d’octobre 2006 (niveau +2), alors que durant les mois de juin et d'août il avait atteint des pics de +7 et +8. Cette sensible chute est dûe essentiellement aux effets provoqués par la crise des marchés hypothécaires aux USA, mais la confiance des consommateurs semble s’être reprise vers la fin de l’année.


1.9 - Les dernières révisions des comptes nationaux annuels montrent un renforcement de la croissance annuelle de l’économie de 6,1% en 2006 et de 5,0% en 2005, à considérer comme les meilleurs résultats après une longue période où la croissance n’avait pas dépassé 4%. En particulier la croissance de 2006 est à attribuer aux exportations nettes (5,5%), alors que la demande intérieure n’y a contribué que de manière marginale (0,6%).

En 2007 la croissance a été de 5%, autour du 4% pour 2008.

L'augmentation continue du poste des services et la réduction du déficit de la balance commerciale ont été compensées par une augmentation des déficits des entrées et des transferts courants.

En particulier, la baisse de la balance commerciale s’est réduite de 8,5% atteignant 1,4 milliards d'euro durant le premier semestre 2007. Cette contraction est surtout due à une solide augmentation (+9,9%) des exportations de marchandises par rapport à l'augmentation des importations (+3,4%). Cette croissance soutenue de l'exportation de marchandises provient essentiellement du dynamisme du secteur sidérurgique qui continue à bénéficier également de la forte demande internationale et du prix élevé de l'acier.


Principaux indicateurs macro-économiques
(en millions d’euro)

2006 2007 2008 (1)
PIB nominal 33.852 36.608 38.308
PIB réel (var%) 6,1%   5,0%  4,0%
Production industrielle (var%)  +2,1% - -
Taux d’inflation (%) 2,7%  2,3% 2,9%
Consommation privée (var. %)    2,1% 3,0% 2,7%
Consommation publique (var. %)   2,1%  3,1% 3,8%
Investissements fixes bruts (var. % ) 7,8%  -9,1% -
Demande intérieure (var.%) 0,8% 5,5% 3,6%
Taux de change (valeur loc. par $) 1,26 1,37 1,46
 Dette extérieure (% sur PIB) 6,6% - -
 (1) Données prévisionnelles de la BCL




2. LE COMMERCE EXTERIEUR, DEGRE D'OUVERTURE AU COMMERCE INTERNATIONAL ET AUX INVESTISSEMENTS ETRANGERS


2.1 - Malgré la croissance relativement soutenue des exportations, le déficit du commerce extérieur du Luxembourg a atteint 3,3 milliards d’euro pour les trois premiers trimestres de 2007, avec une augmentation de 2,8% par rapport à la même période de 2006. En effet, les exportations ont enregistré une croissance de 6,7% se stabilisant à 8,9 milliards d’euro durant les premiers trimestres de l’année par rapport à une croissance de 5,6% des importations (12,2 milliards au total).

Cette augmentation des exportations est surtout due au bon résultat de l’industrie sidérurgique qui continue à bénéficier d’une forte demande internationale et d’une croissance des prix de l’acier. Le chiffre d'affaires du secteur a en effet augmenté de 13,9% pour atteindre 3 milliards d'euro, c’est-à-dire 34% des exportations totales pour les trois premiers trimestres de 2007. À ce chiffre, il faut ajouter la bonne performance des exportations de produits chimiques (+8,8%) et des machines et équipements (+7,2%).

Concernant la distribution des exportations, on peut observer que les ventes à l’intérieur de la zone Euro absorbent un peu plus des trois quarts des exportations du Luxembourg, et elles ont augmenté de 8,3%. Cette performance est due au dynamisme de la demande des trois pays limitrophes (Allemagne, France et Belgique). Au contraire, les exportations hors de la zone Euro et en particulier celles vers les Etats Unis et les pays émergés asiatiques ont considérablement diminué.

L’augmentation de 5,6% des importations de biens est largement due aux achats de moyens de transport (+15,5%), de machines et équipements (9,4%), ainsi qu’aux approvisionnements en matières premières (+11,7%, produits pétroliers exclus) et biens intermédiaires pour l’industrie sidérurgique (+8,2%).

Les importations provenant de la zone Euro (qui représentent 86% des importations totales) ont augmenté de 4,5%. Hors de la zone Euro, les importations des pays émergés asiatiques ont diminué alors que celles en provenance des USA ont considérablement augmenté suite à l'achat d’un aéronef.



Balance commerciale du LUXEMBOURG (en millions d’euro)

Janvier- décembre 2006 – 2007
Année 2006 Année 2007 Var. % 2006/2007
EXPORT 11.306,75 11.795,60   4,3%
IMPORT 15.639,83 16.218,27  3,7%
TOTAL 26.946,58 28.013,87  4,4%
SOLDE -4.333,08 -4.422,67 2,1%

Source: Statec 




Source: Statec




En 2007, les échanges commerciaux ont enregistré une augmentation des exportations de 4,3% qui a dépassé les 11,7 milliards d’euro avec un accroissement parallèle des importations de 3,7% dont la valeur a été de 16,2 milliards d’euro. Durant cette même période, le solde négatif a augmenté de 2,1% passant de -4,3 milliards en 2006 à -4,4 milliards en 2007.


2.2 - Les échanges de marchandises du Luxembourg sont concentrés sur le marché européen et plus particulièrement sur les pays limitrophes : Allemagne, France et Belgique. Ils absorbent environ 55% des exportations et fournissent les trois quarts des importations.




2.2.1 Les importations


Concernant les importations, la position dominante de la Belgique, en 2007 et durant les années précédentes, comme principal fournisseur du Luxembourg avec 5.499 millions d’euro, est liée à l'existence d’un réseau minutieux de représentations commerciales créées lors de l’Union économique et monétaire - Benelux.

Comme principal fournisseur suit l'Allemagne (4.761 millions d’euro), avec une augmentation de 10,5%. Les achats de la France (1.859 millions d’euro) ont enregistré une augmentation de +2,7%.

Les importations des Pays-Bas (990 millions d’euro) ont augmenté de 8,7% et celles des Etats Unis de 28% (623 millions d’euro). Une contraction des flux de marchandises entrantes est enregistrée concernant les produits en provenance d’Italie (- 14,6%), du Royaume Uni (- 10,5%) et de la Suisse (- 33,7%).

Les importations de la Chine ont un modeste poids dans les importations avec 95 millions d’euro.

Les importations de 2007 révèlent une légère augmentation de 3,7% des parts de marché des produits provenant de Chine et Hong Kong, à présent stabilisées à 0,7% et avec des croissances insignifiantes qui confirment la consolidation des flux commerciaux par rapport aux fortes augmentations enregistrées durant les années précédentes.

Parmi les pays de l'Union européenne, la position de l'Allemagne, de l'Espagne et de la Suède s’est améliorée, alors que les achats de l’Italie et des autres pays sont statiques ou en légère baisse.



Importations du Luxembourg (en millions d’euro)
Principaux pays fournisseurs

Janvier-décembre 2007
 

Pays

2006

2007

Var. 07/06

Quote-part de marché
 2006

Quote-part de marché
 2007

TOTAL

15.639,83

16.218,27

3,7%

100%

100%

BELGIQUE

5.615,87

5.499,20

-2,1%

35,9%

33,9%

ALLEMAGNE

4.308,49

4.760,74

10,5%

27,5%

29,4%

FRANCE

1.810,50

1.859,47

2,7%

11,6%

11,5%

PAYS-BAS

910,85

990,33

8,7%

5,8%

6,1%

USA

486,72

623,22

28,0%

3,1%

3,8%

ITALIE

443,79

378,99

-14,6%

2,8%

2,3%

ROYAUME-UNI

306,93

274,72

-10,5%

2,0%

1,7%

SUISSE

253,74

168,35

-33,7%

1,6%

1,0%

AUTRICHE

137,27

139,93

1,9%

0,9%

0,9%

ESPAGNE

133,88

166,13

24,1%

0,9%

1,0%

HONG-KONG

120,39

119,19

-1,0%

0,8%

0,7%

JAPON

113,69

90,01

-20,8%

0,7%

0,6%

CHINE

93,84

94,95

1,2%

0,6%

0,6%

SUEDE

91,20

114,34

25,4%

0,6%

0,7%

IRLANDE

84,65

85,04

0,5%

0,5%

0,5%


Source : STATEC



2.2.2 Les exportations


Concernant les exportations, en 2007, l'Allemagne a été le premier pays acquéreur de produits luxembourgeois (3.115 millions d’euro), avec une augmentation de 7,9% par rapport à l’année précédente.

Au deuxième poste se trouve la France (1.985 millions d’euro), pays vers lequel les exportations ont affiché une augmentation de 4,1%. Le flux des marchandises vers la Belgique (1.479 millions d’euro) et vers l’Italie (637 millions d’euro) a augmenté par rapport aux valeurs de l’année précédente. Les exportations vers les Pays-Bas (+12,5%), l’Espagne (+11,7%) et la Suède (+12,7%) ont également enregistré une augmentation.



Exportations du Luxembourg Pays 2006 2007
Principaux pays acheteurs

Janvier-décembre 2007

Pays

2006

2007

Var. 07/06

Quote-part de marché
2006

Quote-part de marché
2007

TOTAL

11.306,75

11.795,60

4,3%

100%

100%

ALLEMAGNE

2.886,62

3.115,89

7,9%

25,5%

26,4%

FRANCE

1.906,60

1.985,12

4,1%

16,9%

16,8%

BELGIQUE

1.392,83

1.479,40

6,2%

12,3%

12,5%

ITALIE

635,81

637,19

0,2%

5,6%

5,4%

PAYS-BAS

573,17

643,13

12,2%

5,1%

5,5%

ROYAUME-UNI

525,58

542,72

3,3%

4,6%

4,6%

USA

373,23

298,64

-20,0%

3,3%

2,5%

ESPAGNE

368,19

411,24

11,7%

3,3%

3,5%

AUTRICHE

357,95

262,21

-26,7%

3,2%

2,2%

CHINE

221,65

193,22

-12,8%

2,0%

1,6%

POLOGNE

190,79

197,87

3,7%

1,7%

1,7%

SUEDE

150,67

169,87

12,7%

1,3%

1,4%

 

SUISSE

144,86

142,21

-1,8%

1,3%

1,2%

 

DANEMARK

120,94

116,84

-3,4%

1,1%

1,0%

 

RUSSIE

116,79

147,15

26,0%

1,0%

1,2%


Source : STATEC



2.3 - L’analyse des exportations du Luxembourg par grandes catégories de technologies commerciales confirme la concentration dans les biens intermédiaires et plus particulièrement des produits transformés destinés à l'industrie avec une quote-part qui dépasse 70 % du total. Les secteurs fondamentaux qui alimentent les courants d'exportation sont la sidérurgie, la chimie, le plastique et le caoutchouc. Les biens d’équipement comptent pour environ 9 %. Les biens de consommation maintiennent un taux de 16 % (avec un pourcentage d’environ 4 % de produits alimentaires).

La progression des exportations de marchandises luxembourgeoises au cours du premier semestre 2007 est due pour plus de 80% aux expéditions de produits manufacturés en métaux communs et elles sont destinées essentiellement aux pays de la zone Euro (Allemagne, France, Belgique et Italie). Les résultats réalisés en 2006 et au cours du premier semestre 2007 s'expliquent avec la reprise des livraisons de produits sidérurgiques, qui pèsent pour environ un tiers des exportations totales.


2.4 - En général la répartition des technologies commerciales des importations dans les quatre catégories mentionnées est semblable à celle des exportations. Les biens intermédiaires sont au premier rang avec 54 % environ du total.

Dans ce secteur, les approvisionnements industriels de produits transformés sont environ de 30 %. Les biens de consommation représentent environ 23 % du total. L’augmentation des importations en 2007 est due en grande partie aux approvisionnements de produits pétroliers et de biens intermédiaires pour l’industrie.




Investissements directs au Luxembourg


L’économie du Luxembourg a augmenté durant des années à des rythmes records, grâce à l’aide d’une importante place financière, qui continue à représenter un tiers du revenu du Grand-Duché et plus de 40% du budget local.

Le pays, siège de sociétés et holding multinationales, de grandes sociétés d'investissements et d’intermédiaires financiers, présente des conditions optimales pour développer des rapports avec des institutions financières, des banques et des gestionnaires de fonds d’autres pays, ainsi que pour solliciter des investissements et des initiatives de collaboration industrielle de groupes internationaux dans les secteurs de production italiens.

La connaissance des flux d’investissements directs est donc fondamentale pour définir une stratégie de présence sur le marché et pour pouvoir exploiter les opportunités de développement majeur des relations économiques, même envers d’autres pays avec lesquels le Luxembourg a des rapports financiers et économiques importants.

La crise financière internationale, à laquelle s’est ajoutée l'instabilité au niveau mondial, ont également ébranlé le Luxembourg, en provoquant d’inévitables contractions dans le monde économique. Devant les défis posés par le modèle de développement adopté face à l’évolution de la conjoncture internationale le pays a réagit en diversifiant son économie.

Ce phénomène est évident pour les flux d'investissements directs étrangers au Luxembourg et par l’accroissement des participations des entreprises luxembourgeoises dans des entreprises à l'étranger.

Durant la décennie 1995-2005, les « entreprises résidentes » avec des participations étrangères ont augmenté de 541 à 717, avec une tendance contraire entre les banques dont le nombre a baissé de 211 à 147, et les entreprises des autres secteurs qui ont augmenté de 153 à 280.



Entreprises résidentes avec investissements directs d’autres pays (1995-2005)

Année

1995

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

Nombre d'entreprises

Banques

211

196

188

182

171

163

157

147

Compagnies d'assurance

177

284

284

280

293

304

304

290

Autres secteurs d'activité

153

270

306

313

312

266

266

280

Dont: industries

78

116

116

118

114

98

98

105

Total

541

750

778

775

776

733

733

717





Les stocks des investissements directs de l’étranger ont augmenté de 13,5 milliards d’euro en 1995 à 37,1 milliards d’euro en 2005. Les valeurs des participations dans le secteur bancaire ont doublé, celles des autres secteurs d'activité ont quintuplé.

L'Italie est un des principaux pays de provenance des investissements directs au Luxembourg et occupe la 5ème place après Allemagne, Belgique, Etats Unis et France.

Les participations italiennes dans des entreprises luxembourgeoises, en valeur, sont passées de 739 millions d’euro en 1995 à 2.534 millions d’euro en 2005 et elles représentent environ 7% du montant total. Les IDE italiens du secteur bancaire en 2005 ont atteint environ 847 millions d’euro, ceux du secteur des assurances 44 millions d’euro et ceux des autres secteurs 1.643 millions d’euro.



Stock des investissements provenant de l’étranger pour 1995-2005 (en millions d’euro)

Année

Banques

Assurances

Autres secteurs

Dont: industries

Total

Banques
 exclues

1995

10.303,7

526,9

2.661,9

1.879,7

13.492,4

3.188,7

1999

12.939,8

1.233,7

 6.094,8

2.764,8

20.268,3

7.328,5

2000

15.478,8

1.245,4

8.522,2

 4.830,8

25.246,5

9.767,6

2001

17.684,8

1.300,9

10.909,6

5.816,7

29.895,4

12.210,5

2002

20.400,1

 1.590,8

11.356,7

 5.735,8

 33.347,6

12.947,5

2003

20.748,6

1.819,2

10.472,4

4.850,7

33.040,1

12.291,5

2004

22.109,6

1.909,4

12.492,8

 4.335,3

36.511,9

14.402,3

2005

23.914,1

2.037,6

11.109,7

3.399,6

37.061,4

13.147,3


 
    

Stock des investissements directs de l’étranger par secteur et par pays de provenance (en millions d’euro) – Année 2005

Secteur:

Banques

Assurances

Autres secteurs

Total

Description:

Monde

23.914,1

2.037,6

11.109,7

37.061,4

UE15

 

22.052,9

1.668,3

6.996,5

30.717,6

UE25

 

22.052,9

1.668,3

6.996,5

30.717,6

Belgique

 

6.284,5

 562,0

661,0

 7.507,5

Allemagne

 

10.006,2

151,8

 4.025,3

14.183,3

France

 

2.727,4

 352,6

218,7

3.271,6

Italie

 

847,5

44,2

 1.642,2

2.533,9

Pays-Bas

 

1.126,4

322,1

163,8

1.612,4

Espagne

 

-

 86,9

1,0

87,9

Autres pays UE

 

1.060,9

175,7

284,5

 1.521,1

Nouveaux Etats membres

 

-

-

-

-

Extra UE

 

1.861,2

369,3

4.113,2

6.343,8

USA

 

295,7

213,7

3.543,4

4.052,8

Japon

 

163,6

6,3

188,3

358,2

Suisse

 

 538,2

88,4

200,7

827,4


 

Concernant les investissements des entreprises luxembourgeoises à l’étranger, dans les tableaux ci-après on remarque que le nombre total des entreprises résidentes avec participation dans des entreprises étrangères est passé de 97 en 1995 à 212 en 2005. Le nombre des entreprises avec siège à l'étranger est plus substantiel, en effet il est passé durant la dernière décennie de 289 à 861.

Le stock d’IDE luxembourgeois à l'étranger a atteint 28,3 milliards d’euro en 2005, contre 3,4 milliards en 1995 avec donc une augmentation huit fois plus importantes.

Parmi les principaux pays de destination des IDE il y a la Belgique, avec un taux de 27,1%, suivi de l’Espagne avec 16,8%, des Etats Unis avec 16,0%, de la France (11,2%), de l’Allemagne (10,8%), du Brésil (9,1%) et de la Suisse (4,3%).

L’Italie n'est pas dans les 15 premières places des tableaux publiés par le STATEC, ce qui signifie que les participations italiennes dans des activités économiques sont évaluées à moins de 200 millions d’euro.



Nombre des entreprises avec IDE à l’étranger (1995-2005)
 

Entreprises     /     Année

1995

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

Nombre d'entreprises
 résidentes avec IDE à l'étranger
97 167 183 199 207 210 215 212
Banques 21 34 39 48 48 50 53 51
Assurances 10 31 33 33 36 37 37 37
Autres Secteurs 66 102 111 118 123 123 125 124
Dont: industries 33 46 44 49 46 47 48 51
Nombre d'entreprises avec siège
 à l'étranger et IDE luxembourgeois 
289 572 628 708 754 767 795 861
Banques 64 104 116 152 161 158 162 188
Assurances 14 42 41 44 47 47 48 50
Autres secteurs 211 426 471 512 546 562 585 623
Dont: industries 108 161 187 201 194 213 252 283



Stock des investissements directs à l’étranger (en millions d’euro) – 1995-2005
 

Année

1995

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

Total des stocks

3.429,6

 8.428,8

8.519,2

9.996,9

17.297,8

16.908,0

20.470,6

  28.320,9

Banques

951,4

 2.166,1

 2.728,1

3.309,3

3.692,9

3.413,4

3.259,6

3.685,5

Assurances

44,1

251,8

297,5

398,6

 580,3

344,1

385,1

390,4

Autres secteurs

 2.434,0

6.010,9

5.493,6

6.288,9

13.024,6

13.150,5

16.825,8

 24.245,1

Dont: industries

2.072,6

3.858,8

3.371,9

3.625,5

7.832,3

7.356,7

8.813,0

12.157,0

Fonte: Statec

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